SAKÎNA

VOILER, DÉVOILER: ENTRE CORPS ET MATIÈRE
Le processus de création de Sakîna relie le corps dansant et le tracé graphique : Alexia danse, répétant un balancement du buste et des bras inspirés par le Zar Egyptien et les Dhikr soufis. Des formes apparaissent sur des anciennes affiches de créations passées, recyclage matériel et symbolique. Les mouvements donnent lieu au déplacement aléatoires des oeuvres qui recouvrent le sol, autour d’elle : glissement, envol.
Le corps est dissimulé et révélé par le tissus, le costume est marqué lui aussi par une écriture automatique de signes et de poésie.

« Écrire, pour moi, c’est d’abord recréer, dans la langue que j’habite, le mouvement irrépressible du corps au dehors » (Assia Djebar, citée par Pierre Michon)

Pour qu’advienne la sérénité, accepter son être dans l’instant, imprimer sa propre perception des choses, du monde, sa fragilité.

Le voile que je porte
Ce sont tes mains qui l’ont tissé
D’une soie invisible
Au monde visible
Je respire sa couleur
Mon voile est si fin
Que souvent je l’oublie
J’inspire sa présence
Je le déplace
Je le déploie et je m’envole

Alexia Traore ( Around us, poème de Sakîna)

SÉRÉNITÉ. QUIÉTUDE.
Dans la forme brève de ce solo, la danseuse Alexia Traore installe un espace de lenteur, habité par un mouvement contemplatif, hypnotique. ​
En recyclant les affiches de ses anciennes créations, elle bâtit sa demeure symbolique, où le passé nourrit l’instant présent.​
La danse évoque des moments, des êtres qui portent « la sérénité des passages* »: la marche, le sommeil, le visage d’un amour unique. Un sourire dans le silence. Un voile de lumière et de paix.
Danse, Recherche plastique : Alexia Traore
(*traduction / interprétation poétique du mot Sakîna par Assia Djebar, entretien avec Mireille Calle-Gruber)

UNE PERFORMANCE MINIMALISTE
Autour de la danse de tournoiement et de ses sensations, Sakîna va au coeur d’intentions et de matières simples, essentielles à l’humain. L’eau, la vie. Le tissus, la protection. Parcourant un chemin d’initiation, de deuil, de renaissance.

VOILER, DÉVOILER: ENTRE CORPS ET MATIÈRE
Le processus de création de Sakîna relie le corps dansant et le tracé graphique : Alexia danse, répétant un balancement du buste et des bras inspirés par le Zar Egyptien et les Dhikr soufis. Des formes apparaissent sur des anciennes affiches de créations passées, recyclage matériel et symbolique. Les mouvements donnent lieu au déplacement aléatoires des oeuvres qui recouvrent le sol, autour d’elle : glissement, envol.
Le corps est dissimulé et révélé par le tissus, le costume est marqué lui aussi par une écriture automatique de signes et de poésie.

« Écrire, pour moi, c’est d’abord recréer, dans la langue que j’habite, le mouvement irrépressible du corps au dehors » (Assia Djebar, citée par Pierre Michon)

Pour qu’advienne la sérénité, accepter son être dans l’instant, imprimer sa propre perception des choses, du monde, sa fragilité.

Le voile que je porte
Ce sont tes mains qui l’ont tissé
D’une soie invisible
Au monde visible
Je respire sa couleur
Mon voile est si fin
Que souvent je l’oublie
J’inspire sa présence
Je le déplace
Je le déploie et je m’envole

Alexia Traore ( Around us, poème de Sakîna)

Sérénité. Quiétude.
Dans la forme brève de ce solo, la danseuse Alexia Traore installe un espace de lenteur, habité par un mouvement contemplatif, hypnotique. ​
En recyclant les affiches de ses anciennes créations, elle bâtit sa demeure symbolique, où le passé nourrit l’instant présent.​
La danse évoque des moments, des êtres qui portent « la sérénité des passages* »: la marche, le sommeil, le visage d’un amour unique. Un sourire dans le silence. Un voile de lumière et de paix.

Danse, Recherche plastique : Alexia Traore

(*traduction / interprétation poétique du mot Sakîna par Assia Djebar, entretien avec Mireille Calle-Gruber)